The Living Library #18: Séverine Daucourt, “Poudreuse” (MF, 2024) et «Décharge» (LansKine, 2026)
← HomeMercredi 4 mars 2026, Forum Audi 3, 12.30, Rue d’Irlande 58, 1060 Bruxelles.
Intervention
La poétesse @severine_daucourt est venue parler de ses deux excellents derniers livres «Poudreuse» (MF, 2025) et «Décharge» (LansKine, 2026), dans le cadre de mon cours d’écritures expérimentales et radicales du XXe ‑XXIe siècle.
Dans l’espace d’une heure, Séverine Daucourt nous a lu différents extraits de ses livres et les a commentés. Elle nous a également introduit dans le laboratoire de l’écriture de « Poudreuse » et les différentes phases de la construction du livre.
Dans une troisième partie, nous avons dialogué sur la question de la voix (les instances d’énonciation dans “Poudreuse”) ; la question du temps (temps instantané que nous impose le post-capitalisme vs le temps de la durée et de l’imagination) ; la tension entre vie et écriture ; et finalement sur la spécificité de son écriture (entre proximité et distance du témoignage, non-fiction et imagination, à la fois approche critique, analytique et clinique de la réalité).
Bio-biblio
Dès les années 2000, Séverine Daucourt s’est imposée comme l’une des voix singulières et exigeantes de la poésie contemporaine francophone. Elle publie plusieurs livre aux éditions de la Lettre Volée avant le remarqué Transparaître (LansKine, 2019), Prix Kowalski des lycéens. Depuis, elle creuse son propre sillon à la lisière des genres – autofiction et sociopoétique –, des pratiques – écriture, performance et pop musique – et des cultures – elle est traductrice de l’islandais, notamment de Sjón, parolier de Björk.
Son travail jaillit du frottement de ces énergies paradoxales et nécessite parfois l’invention de nouvelles formes éditoriales, comme l’illustre son « baladolivre » Transparaître (encore), paru chez LansKine en mars 2023 (voir « Publications« ). En détourant les fractures intimes comme le paysage politique qui les favorise, ses livres Les Éperdu(e)s, petit précis de psychiatrie poétique (2022) ou Transparaître (encore) (2023) confirment une œuvre toujours en mouvement, nourrie de collaborations artistiques avec des musicien·es comme Armelle Pioline et Michel Peteau (SuperBravo), ou encore le compositeur Pierre Jodlowski.
En 2025, le manifeste anticapitaliste Poudreuse poursuit et radicalise cette exploration sensible, formelle, incarnée et engagée.