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ELKE DE RIJCKE est écrivain, traductrice de poésie, performeur, et professeur d’art & de littérature aux ESA Saint-Luc et à l’erg (Bruxelles).

♣ Depuis quelques années, elle développe des méthodologies de création poétique qui dépassent le seul domaine de la poésie. Comme outil de recherche artistique, la parole poétique est aventureuse et ambitieuse. Vitale, expérimentale, instigatrice et résidu de la vie, elle se veut cognition, savoir hybride mais précis qui crée, en fonction de son projet, des alliances avec les sciences (biologie, neurosciences, génétique, astrophysique, cosmologie, astrologie ou botanique), les arts (cinéma, peinture, sculpture, musique, littérature), la philosophie et l’actualité politique.

Ses projets de création poétique s’articulent comme de véritables projets de recherche et s’étendent en général sur plusieurs années. La poésie comme pensée et pratique artistique est un slow art qui se pratique de préférence en collaboration ou en collectif transdisciplinaire. Son travail s’est développé avant tout comme une forme d’auscultation des petites et grandes métamorphoses entraînées par les multiples expériences de vie, explorant les frontières entre individualité et trans-individualité, et s’engageant dans une cosmogonie poétique où minéral, aquatique, aérien, végétal, animal et humain sont liés.

La parole poétique est résistance idéologique, certes, mais avant tout tentative d’homéostasie : son but n’est pas uniquement d’écouter et de diagnostiquer, mais d’ouvrir une voix/voie transformatrice vers une pensée, un sentir et une pratique de mieux-être à travers l’imagination de la phrase sculptée. Durement tendre et tendrement dure, elle doit placer la barre haut pour ouvrir ce passage.

Entre 2005-2013, elle a interrogé la notion de désir dans un sens large du terme  (désir amoureux/sexuel/maternel/amical/de gémellité, désir cognitif/artistique/poétique, désir de mode de vie/d’action et d’inaction, reliés aux univers aquatique, aérien, végétal, animal). Cette recherche s’est matérialisée sous forme de quatre livres : troubles. 120 expériences. précisions, explorant l’exposition l’Autriche visionnaire de Harald Szeeman (Tarabuste, 2005) ; gouttes !   lacets, pieds presque proliférants   sous soleil de poche, s’inscrivant dans l’univers d’Andrea Zanzotto et de Marina Tsvétaïéva (Le Cormier, 2006); Västerås, allant sur les traces d’Andréï Tarkovsky (Le Cormier, 2012) ; et Quarantaine, explorant l’imaginaire de Romeo Castellucci (Tarabuste, 2014).

Depuis 2014, sa recherche poétique explore des questions liées à l’émergence des émotions et comment celles-ci créent de l’esprit.  Nourrie par les dernières avancées en neurosciences (Damasio e.a.), cette recherche se déploie à partir de la sculpture The Flux and the Puddle de David Altmejd, en relation étroite avec certains aspects des arts visuels et de la scène, la littérature, la musique, l’astrologie et la botanique. Elle prendra forme dans juin sur avril, livre de poésie en cours. Le premier chapitre de juin sur avril est sorti en édition bibliophile bilingue (français-néerlandais) aux éditions druksel (http://www.druksel.be/)

♣ En tant que traductrice, elle a traduit du néerlandais et postfacé Kees Ouwens, Du perdant & de la source lumineuse, suivi de “Lire Kees Ouwens”, La Lettre Volée, Coll. Poiésis, déc 2016, 96p.  Kees Ouwens (1944-2004) est un poète hollandais majeur de la fin du 20e siècle. Dans son oeuvre à forte teneur autobiographique, il retrace les expériences de la subjectivité masculine dans un langage hors du commun. Véritable inventeur d’une nouvelle langue et d’une nouvelle approche poétique, il figure de manière pénétrante et critique l’esprit hollandais. Dans Du perdant & de la source lumineuse Ouwens poète décrit les processus physiques, sensoriels, émotionnels et mentaux qu’un homme traverse lorsqu’il se confronte à la condition mortelle. Il s’agit de la première traduction d’un recueil d’Ouwens en français.

♣ Elle est membre du Brussels Poetry Collective (Passaporta / International House of Literature Brussels) et du comité de rédaction de la revue L’Etrangère. Avec le Collectif, elle a participé à deux projets d’écriture poétique : autour de la poésie érotique (2014-2015) & autour des communautés soufies à Bruxelles / Passages (2015-2017). 

♣http://www.poetryinternationalweb.net/pi/site/poet/item/26861/Elke-de-Rijcke

 


A VENIR/ PUBLICATIONS, LECTURES, PROJETS COLLECTIFS EN COURS  

  • Juin sur Avril, livre de poésie (2014-2019) en cours de finalisation.  
  • Juin sur Avril 0,  “La Chambre Nuptiale”, une collaboration interdisciplinaire en cours avec Alexander Schellow, cinéaste d’animation, 2017-2019.
  • Lecture sur la poésie de Patrick Beurard-Valdoye, “Poésie et Méthodologie”, Maison de la Poésie de Paris, le 23 mars 2019.
  • VERSA, un projet d’écriture poétique à partir du cycle “Hommage à François Couperin” du poète hollandais Hans Faverey, en collaboration avec l’artiste plasticien Michel Lorand, qui partira lui, dans son travail, des Préludes de Couperin. L’ensemble se présentera sous le titre de VICE / VERSA.

 

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PUBLICATIONS RECENTES (POESIE / TRADUCTION / ESSAI)

  • juin sur avril/juni over april, chap 1, édition bibliophile bilingue FR-NL, druksel Gand, sept 2017, 48 p.  
  • Kees Ouwens, Du perdant & de la source lumineuse, traduit du néerlandais par Elke de Rijcke, suivi de Lire Kees Ouwens, La Lettre Volée, Décembre 2016, 94 p.
  • Quarantaine, Poésie, Tarabuste Eds., 2014
  • L’Expérience poétique dans l’oeuvre d’André du Bouchet, La Lettre Volée, Coll. Essais, 2013. 
  • Västerås. DARK PASSAGE. Journal d’une désémancipation, Le Cormier, Poésie, 2012. 

Elke de Rijcke 
121, avenue Kersbeek – B-1190 Bruxelles 
elke.derijcke@gmail.com